Modalités d’évaluation des enseignements de spécialité artistiques en classe de première (pour les élèves qui ne poursuivront pas la spécialité en terminale) à compter de la session 2020/2021

Baccalauréat général

NOR : MENE1910712N
note de service n° 2019-059 du 18-4-2019
MENJ – DGESCO A2-1

Cette note de service est applicable à compter de la session 2021 du baccalauréat donc en 2020, pour les épreuves communes de contrôle continu des enseignements de spécialité de la voie générale suivis uniquement pendant la classe de première, telles que définies dans l’arrêté du 16 juillet 2018 relatif aux modalités d’organisation du contrôle continu pour l’évaluation des enseignements dispensés dans les classes conduisant au baccalauréat général et au baccalauréat technologique.

Source de l’article: https://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=141199

Arts

Épreuve orale

Durée : 30 minutes (sans préparation)

Objectifs

L’épreuve a pour but d’évaluer la capacité du candidat à mobiliser des acquis relevant de la pratique et de la culture dans l’enseignement artistique en spécialité qu’il a suivi, conformément au programme de l’enseignement de spécialité Arts de la classe de première défini par l’arrêté du 17 janvier 2019 paru au BOEN spécial n°1 du 22 janvier 2019.

Elle doit lui permettre de manifester des compétences pratiques dans le domaine artistique, d’exprimer sa sensibilité, de faire état d’une culture personnelle, de témoigner de sa maîtrise d’un vocabulaire spécifique et de recul critique ainsi que de son aptitude à argumenter et à dialoguer avec le jury.

Structure

Pour chacun des enseignements artistiques, l’épreuve se déroule en deux parties consécutives :

première partie : compétences pratiques (15 min) ;

deuxième partie : connaissances et compétences culturelles (15 min).

Chaque partie de l’épreuve fait se succéder une présentation par le candidat et un entretien avec le jury dont les durées sont définies pour chacune des parties selon leur spécificité.

Déroulement et notation pour chaque enseignement artistique.

Arts plastiques

Première partie : compétences relatives à la pratique plastique

Disposant de cinq à sept minutes maximum, s’appuyant également sur son carnet de travail, le candidat présente deux réalisations plastiques abouties qu’il a choisies et qu’il apporte le jour de l’épreuve. Elles sont issues du travail conduit dans le cadre de l’enseignement suivi en première. L’une d’entre elles peut être collective. Il justifie son choix au regard des questionnements plasticiens abordés.

Le temps restant, dans un dialogue avec le jury, le candidat est amené à compléter et argumenter sa présentation, préciser ses démarches et projets, témoigner de la maîtrise des compétences plasticiennes qu’il a mobilisées.

Indications :

Les réalisations présentées doivent pouvoir être transportées par le candidat dans la salle d’examen sans aide extérieure et installées sans nécessiter ni temps additionnel ni dispositif particulier d’accrochage ou de présentation. Elles ne sont pas manipulées par le jury. La photographie et la vidéo sont employées pour restituer les réalisations bidimensionnelles et tridimensionnelles de très grand format ou de très gros volume, ainsi que celles impliquant la durée ou le mouvement, celles en relation à un espace architectural ou naturel, à un dispositif de présentation ou à la réalisation d’une exposition. La restitution des pratiques strictement numériques comme les visualisations nécessitant la vidéo ou l’infographie est conduite avec du matériel informatique. Le visionnement de ces documents doit s’inclure dans le temps de présentation. Le candidat est responsable du matériel informatique requis et de son bon fonctionnement. Il prévoit des versions imprimées à présenter en cas d’une éventuelle panne. 

Le carnet de travail est un objet personnel, il témoigne des projets, des démarches, des aboutissements, des expériences, des références ayant jalonné l’année scolaire. Sa forme et ses données matérielles sont libres, dans les limites d’un format qui ne peut excéder 45 x 60 cm et 5 cm d’épaisseur. Il peut être numérique. Dans ce cas, il doit pouvoir être consulté par le jury avec un matériel informatique et utilisé rapidement durant l’épreuve. Ce carnet de travail doit permettre au jury d’établir un dialogue plus fécond avec le candidat, une meilleure compréhension de ses démarches, d’apprécier ses capacités de travail et les recherches qu’il a menées, qu’elles soient abouties ou non. Sans s’y limiter, il vient en complément ou en appui des réalisations présentées. 

Deuxième partie : connaissances et compétences relatives à la culture plastique et artistique

Disposant de cinq minutes maximum, le candidat présente une œuvre choisie par le jury parmi un corpus de 5 œuvres accompagnant le document de synthèse transmis avant l’épreuve. Il en énonce sommairement les données (plastiques, sémantiques, iconiques, etc.) et les met en relation avec des questionnements, compétences et connaissances travaillés en classe.

Le temps restant, dans une forme dialoguée, le jury permet au candidat de compléter certains des aspects qu’il a exposés. Il l’amène à préciser sa compréhension des langages et des pratiques plastiques, à mobiliser des références culturelles pertinentes. Le candidat peut, autant que nécessaire, prendre appui sur le corpus d’œuvres ainsi que sur son carnet de travail pour établir des liens avec son parcours de formation, avec des questionnements et connaissances travaillés dans le cadre du cours ou bien avec des expériences vécues, des lieux culturels visités, des rencontres artistiques ou des partenariats éventuels.

Barème et notation

L’évaluation porte sur les compétences travaillées et les attendus figurant au programme de l’enseignement de spécialité d’arts plastiques en classe de première. Les réalisations plastiques et le carnet de travail servent de point d’appui à la prestation orale, ils ne sont pas évalués. Chaque partie de l’épreuve est notée sur 10 points.

Document de synthèse et carnet de travail

Le document de synthèse, incluant un corpus de 5 œuvres, et le carnet de travail sont transmis au jury au plus tard quinze jours avant l’épreuve. Ils sont visés par le professeur de la classe et le chef d’établissement.

Le document de synthèse, rédigé par le professeur, décrit sommairement en une page le travail de la classe. Défini par le professeur, le corpus est constitué de reproductions imprimées en couleur de 5 œuvres travaillées en classe et en correspondance avec les questionnements du programme. Chaque reproduction est revêtue d’informations présentées comme suit : Prénom NOM de l’artiste, Titre de l’œuvre, date, matériaux, dimensions en cm. Lieu de conservation/de présentation (selon le cas).

Cinéma-audiovisuel

Première partie : compétences relatives à la pratique du cinéma-audiovisuel

Disposant de cinq à sept minutes maximum, le candidat présente son projet de création en mettant en lumière ses intentions, sa démarche et son engagement personnel. Il s’appuie sur les documents consignés dans son carnet de création et sur des extraits de sa réalisation audiovisuelle.

Le temps restant, dans une forme dialoguée, le jury invite le candidat à développer et approfondir sa réflexion sur la démarche créative engagée. Le jury peut lui proposer de varier l’un des paramètres de son projet (à l’échelle d’un plan, d’une séquence ou d’un parti pris global) et d’en apprécier les conséquences artistiques et cinématographiques.

Indications :

La réalisation audiovisuelle est enregistrée sur un support (DVD, fichier audiovisuel sur clé USB).

Deuxième partie : connaissances et compétences relatives à la culture du cinéma-audiovisuel

Disposant de cinq minutes maximum, le candidat présente l’une des œuvres cinématographiques, sélectionnée par le jury dans la liste transmise avant l’épreuve et accompagnant le document de synthèse.

Le temps restant, dans une forme dialoguée, le jury invite le candidat à développer et approfondir sa réflexion sur l’œuvre cinématographique présentée. Il l’amène à affiner sa compréhension de celle-ci, à caractériser son écriture et son contexte de création, à mobiliser des références culturelles pertinentes et sa connaissance des questionnements du programme de première.

Barème et notation

L’évaluation porte sur les compétences travaillées et les attendus figurant au programme de l’enseignement de spécialité de cinéma-audiovisuel en classe de première. La réalisation audiovisuelle et le carnet de création servent de point d’appui à la prestation orale, ils ne sont pas évalués. Chaque partie de l’épreuve est notée sur 10 points.

Document de synthèse et carnet de création

Le carnet de création et le document de synthèse, ainsi que la réalisation audiovisuelle, sont transmis au jury au plus tard quinze jours avant l’épreuve. Ils sont visés par le professeur de la classe et le chef d’établissement.

Rédigé par les professeurs de la classe, le document de synthèse décrit sommairement, en une page, le travail conduit en première. Il est accompagné de la liste des principales œuvres cinématographiques étudiées (de 4 à 6) en lien avec les questionnements du programme de première.

Histoire des arts

Première partie : compétences pratiques

Le candidat présente au jury la part qu’il a prise au projet collectif mené par sa classe au cours de l’année. Sa présentation, de cinq à sept minutes maximum, témoigne de l’expérience que, dans le cadre du projet, il a acquise du patrimoine de proximité. Elle valorise son action et la situe au regard de celle de ses camarades et des objectifs de la classe. Elle peut s’appuyer sur tout travail personnel susceptible d’aider le jury à apprécier le projet, son lien au patrimoine de proximité et la part que le candidat y a prise : photographies, captations, enregistrements, diaporama, éléments d’exposition, et toute forme de document numérique apporté par le candidat.

Le temps restant, l’entretien permet au jury d’approfondir certains aspects de l’exposé du candidat comme de le mettre en relation avec son parcours de formation, notamment en histoire des arts, des expériences vécues, des lieux culturels visités, des rencontres artistiques ou des partenariats. Le jury apprécie la qualité de la présentation et de la prestation orale du candidat, l’investissement dont il a fait preuve dans le projet de classe, ainsi que la familiarité dont il témoigne avec le patrimoine de proximité et les structures patrimoniales et culturelles.

Indications :

Pour intégrer des supports et documents numériques à sa présentation, le candidat peut utiliser s’il le désire un ordinateur personnel et, si la salle d’examen en dispose, un vidéoprojecteur. 

Deuxième partie : connaissances et compétences culturelles

Le candidat présente au jury une des œuvres constituant son dossier d’œuvres, par un exposé qui n’excède pas 5 minutes, argumenté, appuyé sur des éléments précis d’analyse reliés à sa connaissance de la thématique correspondante. À l’appui de son raisonnement, il fait référence à d’autres œuvres présentes ou non dans le dossier d’œuvres, qu’il sait situer et convoquer à bon escient, ainsi que relier à la thématique du programme. S’il s’agit d’une œuvre musicale ou audiovisuelle, il peut appuyer son exposé sur la diffusion d’un ou plusieurs brefs extraits de l’œuvre.

Le temps restant, l’entretien permet au jury de solliciter le candidat sur ses connaissances relatives aux différentes thématiques du programme étudiées durant l’année scolaire. En appui à cet entretien, le jury peut l’engager à s’exprimer sur une autre œuvre du dossier d’œuvres, comme à mettre en perspective sa connaissance des œuvres étudiées durant l’année, listées dans le document de synthèse, avec d’autres, supposées inconnues, proposées par le jury. Outre les compétences d’expression orale, le jury apprécie la cohérence de l’argumentation et le bien-fondé de la mise en relation, l’exactitude des éléments d’analyse, la connaissance des thématiques du programme, l’approche personnelle que le candidat montrera des œuvres et sa capacité à les questionner au-delà de la description.

Barème et notation

L’évaluation porte sur les compétences travaillées et les attendus figurant au programme de l’enseignement de spécialité d’histoire des arts en classe de première. Les supports présentés par le candidat dans la première partie de l’épreuve ne sont pas évalués pour eux-mêmes, mais seulement dans l’usage qu’il en fait dans le cadre de sa présentation. Chaque partie de l’épreuve est notée sur 10 points.

Document de synthèse et dossier d’œuvres

Ces documents sont transmis au jury au plus tard quinze jours avant l’épreuve. Ils sont visés par les professeurs de la classe et le chef d’établissement.

Le document de synthèse, présente de manière sommaire, un résumé du projet collectif mené dans le cadre du programme de première et un récapitulatif des principaux voyages, sorties, partenariats, rencontres avec des œuvres ou des professionnels vécus par la classe au cours de l’année. Il comprend la liste des œuvres principales et des œuvres complémentaires étudiées dans le cadre des six thématiques du programme de première.

Le dossier d’œuvres qui l’accompagne contient, sous forme numérique et, pour les œuvres visuelles, imprimée, un corpus de huit à douze œuvres de natures, d’époques et d’expressions artistiques diverses, parmi celles citées dans le document de synthèse à l’appui de quatre thématiques au moins du programme de première ; chacune des œuvres est référencée et reliée à une thématique du programme.