Accueil / RESSOURCES histoire des arts / ressources iconographiques / Analyse du tableau de Jan Van Eyck " Les époux Arnolfini " (1434)

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1. Analyse technique :

L’artiste est Jan Van Eyck.
Le titre de l’œuvre est « Les époux Arnolfini ».
L’œuvre date de 1434.
Les dimensions de l’œuvre sont 82 x 60 cm.
Le support de l’œuvre est une toile sur châssis.
Le lieu de l’exposition est la Nationale Gallery à Londres.

2. Analyse narrative :

a. Les personnages :
Deux personnages principaux sont au centre de la toile. Ils sont représentés de manière frontale ; c’est un portrait en pied. Ils posent tous les deux de trois quarts et se donnent la main. L’homme a la main droite levée. Il porte un chapeau haut-de-forme noir et une grande tunique marron, ses bras dans de longues manches noires en sortent. Son teint est livide. Il ne sourit pas. L’expression de son visage est étrange. Il regarde vers le bas. La femme quant à elle, porte un foulard blanc brodé sur la tête, il semble que celle-ci soit une coiffe de l’époque du XVème siècle. La femme regarde également vers le bas. Elle porte une très longue robe verte qui traîne au sol. Le tissus semble lourd et une doublure écrue apparaît aux revers. Sa main gauche est posée sur son ventre. Elle semble enceinte. Une ceinture ajuste sa tenue juste en dessous de sa poitrine donnant l’impression que son ventre est bombé. Ses bras dans des manches bleues apparaissent sortant de grandes emmanchures fendues.

b. L’environnement :
Le couple est debout dans une chambre. On distingue derrière la femme un grand lit rouge à baldaquin. Dans le fond, un style de canapé du XVème siècle avec des coussins. Sur le mur, au dessus, un miroir rond avec un cadre en forme de fleur de chardon ou de créneaux d’engrenage. Dans le miroir, se reflète un troisième personnage : le peintre lui-même qui semble témoigner par sa présence que cette scène fut bien réelle. Sur le côté gauche du miroir, un chapelet est accroché. Au plafond, un luminaire est suspendu, une bougie semble allumée. A gauche au fond de la pièce, une fenêtre à vitraux ronds ouverte sur l’extérieur apporte à la scène un peu de lumière du jour. En dessous de cette fenêtre, se trouve un petit meuble en bois avec des portes sur lequel est posé quelques fruits (peut être des oranges). Sur le sol en lames de plancher, devant le couple se tient fièrement un tout petit chien à poils longs. Il est le seul à regarder le spectateur en face ! A gauche du chien une paire de sandales en bois gît posée négligemment par terre.

[c. Les remarques personnelles sont à l’appréciation des élèves]

Cette peinture est réaliste, elle donne l’impression d’une stabilité. Le lieu est un intérieur peint avec un effet de profondeur. Le spectateur entre dans cet intérieur bourgeois où rien ne manque, beaucoup de détails attirent l’œil. Le peintre montre les plus infimes reflets de lumière, les ombres et les replis les plus discrets. Le spectateur est transporté dans une autre époque : le XVème siècle.


David Buckland Le mariage des Arnolfini 1986 Cibachrome et platine imprimé.